
N° 148
Le magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Caen Normandie
Poissonnier itinérant, à la tête de sa propre affaire à seulement 19 ans, Clément Rivière fait de l’entrepreneuriat une école. A son avantage, il baigne dans le métier depuis son enfance.

Clément Rivière part tout les jeudis matins pour vendre du
poisson sur les marchés parisiens.
Elevé parmi les poissonniers, leur tourner le dos, alors qu’il avait
la bosse du commerce aurait été faire affront à sa famille. Celle-ci
compte près de neuf tenants du métier. C’est d’ailleurs lorsque
l’un de ses oncles vendît son affaire, que Clément Rivière ne put
résister à l’appel du large. Il laissa en plan un BTS trop théorique,
pour aller courir les marchés. « C’était l’occasion ou jamais »,
justifie-t-il. Ses dix-neuf ans tout juste fêtés, il se retrouve à la
tête de sa propre poissonnerie itinérante. A son avantage, il bénéficie
d’une exonération de charges pendant un an et connaît
très bien le milieu. Depuis qu’il a 10 ans, son père, les emmène,
lui et son frère, tous les samedis sur les marchés de la région. « Petits, nous avions tout ce que nous désirions, mais mon père
partait du principe que tout le monde devait contribuer à la
réussite ».
Clément Rivière trouve aux marchés une liberté sans pareil. « Je
peux aller discuter avec mes voisins, si les clients ne sont pas très
matinaux, ou attirer le chaland indécis sur mon étal ». Il n’y a pas
d’attente. Une action constante, qui sied à son caractère frénétique. « En plus, il y a une bonne ambiance, une vraie convivialité »,
indique-t-il.
L’affaire qu’il a reprise se situe sur les marchés de la région parisienne.
Alors tous les jeudis matin, il se lève à deux heures et
part pour cinq jours consécutifs. Il se fournit à Ouistreham avant
de partir pour Rungis. « Nous avons l’avantage, en tant que
Normands, d’amener notre marchandise comme les coquilles
Saint-Jacques, les poissons côtiers… Nous pouvons jouer sur les
prix ». Il profite du pouvoir d’achat parisien et de leur culture
de la consommation. « Les gens là-bas cherchent vraiment à se
faire plaisir le week-end pour oublier le rythme effréné des embouteillages
et de leur semaine », commente-t-il. Ses affaires
tournent bien mais, reconnaît-il, heureusement que son père le
conseille. « L’aspect gestion d’un tel commerce, (achats, stocks,
demandes de prêts, etc.) n’est pas des plus facile à appréhender ».
Volontaire et enthousiaste, il apprend chaque jour. Et se voit,
un jour, pourquoi pas, à la tête d’un restaurant, de poissons, évidemment.
Contact :
Clément Rivière
au 06 98 76 45 12
JANVIER 2012
EN FEVRIER
Publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Caen
Directeur de la Publication : Michel Collin -Rédacteur en Chef : Anne-France Aumond-Gautier