Janvier 2012

N° 148

Le magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Caen Normandie

Formation

Première rentrée des Bac Pro en 3 ans
n° 124 / Septembre 2009

Né de la réforme des lycées, le nouveau baccalauréat professionnel se met en place. A l’ICEP-CFA des CCI de Caen et du Pays d’Auge, la filière « vente et distribution » est directement concernée dès cette rentrée !

 

magasin LKG

Kévin Soubien, responsable du magasin LKG et Laura, apprentie, en première année de Bac pro
après un BEP. Le magasin accueille, depuis la rentrée, un nouvel apprenti qui réalisera son Bac pro en trois ans.

 

C’est fait ! Comme Le Partenaire vous l’annonçait en mai dernier (n°122), l’ICEP-CFA des CCI de Caen et du Pays d’Auge accueille, depuis la rentrée, les deux premières classes des nouveaux « bac pro ». Contrairement à leurs prédécesseurs, qui ont dû passer par deux premières années de CAP ou de BEP, ces élèves entrent désormais directement après la classe de 3e en première année de Bac pro. La formation compte par ailleurs trois années de formation, contre deux auparavant. Si, cette année, seule la filière des métiers de vente et de la distribution est concernée au sein de l’ICEP-CFA, ce nouveau Bac pro pourrait cependant être étendu dès 2010 ou 2011 aux métiers de la restauration.
Ce nouveau Bac pro présente de nombreux avantages, aussi bien pour les apprentis (revalorisation du diplôme, accès aux études supérieures facilitées, etc.), que pour les entreprises. « Les apprentis arriveront plus jeunes au sein de l’entreprise : ils sont donc plus réceptifs, et s’imprègnent plus vite et plus facilement de la culture de l’entreprise », constate Christian Heiz, Président de l’ICEP-CFA. Exemple au sein de l’enseigne LKG, à Caen.


« Un pied dans la vie active »


La boutique, qui compte déjà un BTS (management des unités commerciales) et une apprentie en bac pro commerce (1ère année après un CAP) accueillera dès cette année un nouvel apprenti dans le cadre du Bac pro commerce en trois ans. Responsable du magasin, Kevin Soubien est convaincu par l’apprentissage.« C’est une chance laissée aux jeunes. L’apprentissage leur permet de mettre un premier pied dans la vie active et de construire leurs bases professionnelles mais aussi personnelles». S’il attend le déroulement de cette première année pour mieux appréhender les changements nés de la réforme du Bac pro (fréquences des cours, périodicité des examens, etc), il reste confiant :« Nous accueillions déjà des CAP et BEP : ces nouveaux Bac pro arriveront au même moment dans l’entreprise, après la 3e. Ils sont jeunes mais sérieux. Nous les formons aux méthodes du magasin, ce qui leur donne envie de rester par la suite ». Reste à noter que le nouveau Bac pro en trois ans n’a pas transformé les différentes aides accordées dans le cadre des contrats d’apprentissage. Au niveau régional, les entreprises de moins de 50 salariés bénéficient toujours d’une aide de 1500 euros par cycle de formation, ainsi que d’une aide de 1000 euros par an et par apprenti. L’Etat soutient également les entreprises engagées dans l’apprentissage à raison de 1800 euros par an et par apprenti supplémentaire, en plus d’un crédit d’impôt de 1600 euros par an. « De nouvelles dispositions ont également été prises dans le cadre du Plan d’Urgence pour l’Emploi des Jeunes, en juin 2009, souligne Alain Michel, Chargé des relations entreprises à l’ICEP-CFA. Désormais, les entreprises jusqu’à 49 salariés sont exonérées des charges sur les salaires des apprentis. »


Contact ICEP-CFA :
Alain MIchel
au 02 31 46 75 61 ou amichel@caen.cci.fr

 

Le nouveau Bac pro en 3 ans


Kévin Soubien, responsable du magasin LKG et Laura, apprentie, en première année de Bac pro après un BEP. Le magasin accueille, depuis la rentrée, un nouvel apprenti qui réalisera son Bac pro en trois ans. Le Bac pro en trois ans (contre quatre années de formation au total auparavant) est l’une des mesures de la réforme des lycées, voulue par Xavier Darcos, alors ministre de l’Education. En alignant le baccalauréat professionnel sur les baccalauréats général et technologique, l’objectif est de revaloriser l’enseignement professionnel (qui concerne aujourd’hui 30 % des lycéens) en garantissant un diplôme de même valeur et en ouvrant la porte desétudes supérieures à tous les titulaires du diplôme. Et, si le BEP disparaît en tant que formation, il ne disparaît pas en tant que certification. « A la fin de la 1ère professionnelle du baccalauréat professionnel commerce (2ème année du cycle de formation), les élèves pourront obtenir le BEP métiers de la relation clientèle et des usagers », rappelle Jean-François Gouget, Directeur de l’ICEP-CFA.

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