
N° 148
Le magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Caen Normandie
Né de la réforme des lycées, le nouveau baccalauréat professionnel se met en place. A l’ICEP-CFA des CCI de Caen et du Pays d’Auge, la filière « vente et distribution » est directement concernée dès cette rentrée !

Kévin Soubien, responsable du magasin LKG et
Laura, apprentie, en première année de Bac pro
après un BEP. Le magasin accueille, depuis la
rentrée, un nouvel apprenti qui réalisera son Bac
pro en trois ans.
C’est fait ! Comme Le Partenaire
vous l’annonçait en mai dernier
(n°122), l’ICEP-CFA des CCI de Caen
et du Pays d’Auge accueille, depuis
la rentrée, les deux premières
classes des nouveaux « bac pro ».
Contrairement à leurs prédécesseurs,
qui ont dû passer par deux
premières années de CAP ou de
BEP, ces élèves entrent désormais
directement après la classe de 3e
en première année de Bac pro. La
formation compte par ailleurs trois
années de formation, contre deux
auparavant. Si, cette année, seule
la filière des métiers de vente et
de la distribution est concernée au
sein de l’ICEP-CFA, ce nouveau Bac
pro pourrait cependant être étendu
dès 2010 ou 2011 aux métiers de la
restauration.
Ce nouveau Bac pro présente de
nombreux avantages, aussi bien
pour les apprentis (revalorisation
du diplôme, accès aux études supérieures
facilitées, etc.), que pour les
entreprises. « Les apprentis arriveront
plus jeunes au sein de l’entreprise
: ils sont donc plus réceptifs,
et s’imprègnent plus vite et plus
facilement de la culture de l’entreprise », constate Christian Heiz,
Président de l’ICEP-CFA. Exemple
au sein de l’enseigne LKG, à Caen.
« Un pied dans la
vie active »
La boutique, qui compte déjà un BTS
(management des unités commerciales)
et une apprentie en bac pro
commerce (1ère année après un CAP)
accueillera dès cette année un nouvel
apprenti dans le cadre du Bac
pro commerce en trois ans. Responsable
du magasin, Kevin Soubien
est convaincu par l’apprentissage.« C’est une chance laissée aux jeunes.
L’apprentissage leur permet de
mettre un premier pied dans la vie
active et de construire leurs bases
professionnelles mais aussi personnelles». S’il attend le déroulement
de cette première année pour
mieux appréhender les changements
nés de la réforme du Bac pro
(fréquences des cours, périodicité
des examens, etc), il reste confiant :« Nous accueillions déjà des CAP et
BEP : ces nouveaux Bac pro arriveront
au même moment dans l’entreprise,
après la 3e. Ils sont jeunes
mais sérieux. Nous les formons aux
méthodes du magasin, ce qui leur
donne envie de rester par la suite ».
Reste à noter que le nouveau Bac
pro en trois ans n’a pas transformé
les différentes aides accordées dans
le cadre des contrats d’apprentissage.
Au niveau régional, les entreprises
de moins de 50 salariés
bénéficient toujours d’une aide
de 1500 euros par cycle de formation,
ainsi que d’une aide de 1000
euros par an et par apprenti. L’Etat
soutient également les entreprises
engagées dans l’apprentissage à
raison de 1800 euros par an et par
apprenti supplémentaire, en plus
d’un crédit d’impôt de 1600 euros
par an. « De nouvelles dispositions
ont également été prises dans
le cadre du Plan d’Urgence pour
l’Emploi des Jeunes, en juin 2009,
souligne Alain Michel, Chargé des
relations entreprises à l’ICEP-CFA.
Désormais, les entreprises jusqu’à
49 salariés sont exonérées des charges
sur les salaires des apprentis. »
Contact ICEP-CFA :
Alain MIchel
au 02 31 46 75 61
ou amichel@caen.cci.fr
Le nouveau Bac pro en 3 ans
Kévin Soubien, responsable du magasin LKG et
Laura, apprentie, en première année de Bac pro
après un BEP. Le magasin accueille, depuis la
rentrée, un nouvel apprenti qui réalisera son Bac
pro en trois ans.
Le Bac pro en trois ans (contre
quatre années de formation
au total auparavant) est l’une
des mesures de la réforme
des lycées, voulue par Xavier
Darcos, alors ministre de
l’Education. En alignant le
baccalauréat professionnel
sur les baccalauréats général
et technologique, l’objectif
est de revaloriser l’enseignement
professionnel (qui
concerne aujourd’hui 30 %
des lycéens) en garantissant
un diplôme de même valeur
et en ouvrant la porte desétudes supérieures à tous les
titulaires du diplôme. Et, si
le BEP disparaît en tant que
formation, il ne disparaît pas
en tant que certification. « A
la fin de la 1ère professionnelle
du baccalauréat professionnel
commerce (2ème année du
cycle de formation), les élèves
pourront obtenir le BEP métiers
de la relation clientèle et
des usagers », rappelle Jean-François Gouget, Directeur de
l’ICEP-CFA.
FORMATION
. 4ème édition de la Nuit de l’orientation pour les CCI du Calvados
. EM Normandie
. AIFCC
JANVIER 2012
EN FEVRIER
Publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Caen
Directeur de la Publication : Michel Collin -Rédacteur en Chef : Anne-France Aumond-Gautier