
N° 151
Le magazine de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Caen Normandie
La Basse-Normandie est traditionnellement la région du cheval qui héberge depuis 2005 le Pôle de compétitivité Filière équine, unique en France, renforçant ainsi son positionnement en termes de recherche et développement. En 2014, la Basse-Normandie sera la terre d’accueil des Jeux Equestres Mondiaux, une formidable opportunité de confirmer sa position de leader sur le plan international.

Plus de 4 000 manifestations équines ont lieu chaque année en Basse-Normandie.
Dans quatre ans, au nom de la
France, la Basse-Normandie accueillera
les Jeux Equestres Mondiaux, « le plus grand événement
de la famille équestre », souligne
Dobrina Perrody, chef de projet
Normandie 2014. Et pour cause.
Outre les 460 millions de téléspectateurs
qui ont suivi l’événement
en 2006 depuis leur petit écran,
les Jeux organisés à Aix-la-Chapelle
cette année-là ont rassemblé
800 compétiteurs de 61 nations du
monde et 560 000 spectateurs en
15 jours…
Avant la Normandie 2014, c’est
Lexington, dans le Kentucky (USA),
qui accueillera les jeux du 25 septembre
au 10 octobre prochain.
Invitée en tant que région organisatrice,
la Basse-Normandie
sera présente au sein du Pavillon
international et organisera trois
missions durant les jeux (lire ci-dessous).
La mobilisation régionale
est en marche pour faire du grand
rendez-vous de 2014 la vitrine internationale
de la filière équine
française.
« Au-delà de l’événement sportif,
les Jeux équestres mondiaux sont
l’occasion de consolider l’ensemble
des axes de la filière, insiste Philippe
Bonneau, Vice-Président de
la Région, en charge des enjeux et
des politiques de la filière équine.
Celle-ci est déjà reconnue pour
son excellence dans les domaines
de l’économie, de la recherche, du
sport… En Basse-Normandie, elle
représente 620 millions d’euros
de flux économiques et 10 000
emplois directs. Nous avons quatre ans pour convertir les
chantiers à mettre en place en investissements
durables pour l’avenir. »

En 2014, l’épreuve d’endurance se déroulera les 26 et 27 août entre le Haras-du-Pin et le Mont-Saint-Michel.
La meilleure écurie du monde
La Basse-Normandie affiche une position
de leader au niveau national. En
effet, elle est la première région d’élevage
en France avec 10 000 naissances
par an et 8 529 éleveurs sur son territoire.
La qualité du savoir-faire basnormand
en terme d’élevage et d’entraînement
est une réalité incontestable
puisque 14 des 15 meilleurs éleveurs de
trot français sont bas-normands. Par
ailleurs, parmi les 90 meilleurs éleveurs
de chevaux de sport recensés en France,
42 sont bas-normands. Ainsi, près de la
moitié des chevaux gagnants en courses
et en sports équestres sont nés, élevés
et valorisés en Basse-Normandie.

Visite de l’Institut de Pathologie du Cheval organisée en mars 2010 par le Pôle
de compétitivité Filière Equine pour les équipes universitaires bas-normandes.
L’activité équine valorise à elle seule plus de 240 000 hectares soit 14 % du territoire de la région. Par ailleurs, la Basse-Normandie est aussi la 1ère région de compétition où s’organisent environ 2 800 épreuves par an.
10 000 emplois et un
impact économique réel
La filière équine représente en Basse-Normandie près de 10 000 emplois, soit
12% de l’emploi national de la filière, en
croissance de 2 % par an depuis plusieurs
années. L’ensemble des métiers du
cheval est représenté : éleveurs, entraîneurs,
propriétaires, jockeys, carrossiers,
fabricants de matériels d’attelage ou de
sellerie, de charpente, d’aliments pour
chevaux, maréchaux-ferrants, ostéopathes
et étiopathes, transporteurs ainsi
que tous les métiers liés aux haras. A titre
d’exemple, les trois premières entreprises
de production de vans sont basnormandes
et occupent une position de
leader sur le marché européen. L’importance
des surfaces utilisées (prairies, terrains
d’entraînement, abords des haras,
bâtiments) dynamise toute l’économie
de services d’entretien lié - entreprises
paysagères, construction et entretien de
bâtiments, clôtures, sols – qui profitent
aux artisans. Autres industries non directement
liées au cheval, mais qui en
bénéficient : le tourisme, l’hébergement-restauration
lié aux courses, aux loisirs équestres et plus globalement à l’attractivité
touristique du territoire.

Le laboratoire Frank Duncombe réalise 250 000 analyses par an.
C’est le 1er laboratoire français et le 2nd européen en nombre d’analyses équines.
Des sites de renommée internationale
La Basse-Normandie dispose aussi d’infrastructures
de premier plan pour la filière
: deux haras nationaux - Saint-Lô et Le
Haras du Pin - et le centre de promotion
de l’élevage, le centre d’entraînement de
France Galop et l’établissement des ventes
de Deauville, 31 hippodromes (dont Deauville,
Cabourg et Caen) et un aéroport spécialisé à Deauville Saint-Gatien.
Une recherche
de pointe
L’Institut de Pathologie du Cheval, à Dozulé-Goustranville, accueille le CIRALE (Centre
d’Imagerie et de Recherche sur les Affectations
Locomotrices Equines - Département
de l’école nationale vétérinaire de
Maisons-Alfort) qui comprend des équipements
de pointe en matière d’imagerie
médicale ainsi que des outils de recherche
en pathologie équine. Il abrite également
l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire
des Aliments), établissement de
recherche et d’appui scientifique et technique
dont les missions se concentrent sur
le diagnostic et la prévention des maladies
infectieuses et parasitaires des équidés.
L’AFSSA joue d’ailleurs un rôle d’observatoire
national des maladies équines en partenariat avec le Réseau d’Epidémio-surveillance
en Pathologie Equine (RESPE) basé également en Basse-Normandie. Ce réseau
est composé de vétérinaires sentinelles
chargés de repérer et faire remonter au
RESPE les suspicions de maladies équines,
en particulier celles qui ont une contagiosité
importante.
36 projets labellisés
Situé à Caen, le laboratoire Frank Duncombe
est le 1er laboratoire français et le 2nd
européen en nombre d’analyses équines
(250 000 par an). Certains clients viennent
de très loin, attirés pour l’excellente réputation
du laboratoire : les Ecuries royales du
Maroc, les haras des Emirats Arabes, la Nouvelle-Calédonie, la Réunion… L’étude des
maladies actuelles et des pratiques d’élevage « de qualité » font l’objet de collaborations
scientifiques internationales, notamment
avec l’université de Lexington, partenaire
du Pôle de compétitivité. Ce dernier s’est
engagé depuis 2006 à maintenir et développer
un niveau d’excellence international
en matière de recherche sur les thématiques
de santé et performance du cheval pour appuyer
directement une production de chevaux
de haut niveau. 36 projets labellisés
ont été lancés dont une vingtaine de R&D
pour un montant de 22 millions d’euros. En
2008, le Pôle de compétitivité Filière Equine
a été retenu parmi les 39 pôles les mieux
classés en France.
Pôle de compétitivité Fillière Equine
23, rue Pasteur
14120 Mondeville
au 02 31 27 10 10
ou contact@pole-filiere-equine.com
La Basse-Normandie
s’exporte à Lexington
Invitée en tant que région organisatrice aux Jeux
Equestres Mondiaux à Lexington, la Basse-Normandie
a décidé d’embarquer avec elle les représentants
de la filière équine. Trois missions sont
organisées du 3 au 10 octobre 2010. La première,
pilotée par le Conseil des Chevaux de Basse-Normandie,
concerne les professionnels de la filière équine et vise à développer les échanges commerciaux,
notamment la vente de chevaux français
auprès des acheteurs américains. Les deux autres
missions sont conduites par le Pôle de compétitivité
Filière Equine. La mission export, organisée en
partenariat avec Ubi France et CCI International,
proposera aux entreprises industrielles ou de
service de la filière de découvrir le marché américain
(9,2 millions de chevaux) et ses innovations. La
troisième mission, de plus courte durée, mobilisera
les chercheurs bas-normands et a pour but de
renforcer le partenariat existant depuis 2006 entre
le Pôle de compétitivité Filière équine et le cluster équin basé au Kentucky (Etats-Unis).
Les « futurs cracks » se vendent à Deauville

À Deauville, les ventes de yearlings attirent des acheteurs du monde entier ; en août, pour les pur-sang et en septembre, pour les trotteurs. Ces périodes sont l’occasion de grands rassemblements d’éleveurs et de potentiels acheteurs mais c’est également tout au long de l’année que la société Arqana contribue à la mise au marché de la production régionale : plus de 4 000 chevaux sont ainsi proposés au feu des enchères chaque année. 90% des acheteurs sont étrangers et ils vont s’arracher à coups de dollars, d’euros, de yens ces « futurs cracks ». Deauville se situe également parmi les premiers sites en France par le nombre de jours de courses et accueille des manifestations hippiques internationales de premier plan : concours hippique, tournoi de polo…
Repères
La concentration exceptionnelle d’élevages, la
présence d’un tissu culturel et économique et
d’une gamme complète des produits et services
liés au cheval font de la Basse-Normandie la « terre du cheval » par excellence.
- 60 000 chevaux, 9 000 élevages et 10 000
naissances par an (1ère région française d’élevage)
- 620 millions d’euros de chiffre d’affaires
- 10 000 emplois générés par la fi lière
- 14 346 licenciés et 237 centres équestres
- 228 cavaliers professionnels, dont plusieurs
champions olympiques
- 2 250 chevaux de course vendus chaque année à Deauville
- 4 000 manifestations équines chaque année
- 31 hippodromes, 2 haras nationaux (Saint-Lô et
Le Haras du Pin)
- 172 000 hectares de surfaces agricoles
dédiées au cheval
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INDUSTRIE
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AVRIL 2012
MAI 2012
Publication de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Caen
Directeur de la Publication : Michel Collin -Rédacteur en Chef : Anne-France Aumond-Gautier